En thérapie

Aucune question, même d’apparence neutre et objective, n’est une question. C’est toujours ma question. La sexualité n’existe pas, il y a ma sexualité. Le problème de la mort n’existe pas, il y a mon problème de la mort.
Arnaud Desjardins- Le message des Tibétains

Spirale pour décrire le travail de la thérapie, partir d'un point, Je pour aller vers Soi après moult explorations
Spirale: commencer par JE, le point central, expérimenter, explorer pour arriver à Soi, c’est le travail de la thérapie.


Le mot thérapeute vient du grec ancien et peut être traduit par  » servir, prendre soin de, soigner, traiter, accompagner « 

Le thérapeute n’est pas impliqué avec vous affectivement comme l’est un proche, un ami, un membre de votre famille. Il est le plus neutre possible, même s’il a des affects et qu’il peut être touché par votre histoire, il est à distance, avec empathie.
C’est grâce à cette distance professionnelle qu’il peut être à votre service (mais non à votre disposition).

Le thérapeute, le cadre thérapeutique:

Le thérapeute est présent, disponible. Il est présent pour entendre ce que vous dites, ce que vous manifestez.
Son écoute active permet la mise en relief de votre progression, de votre évolution dans les noeuds de votre histoire.
Il entend que tout ce que vous apportez en séance vous est particulier.

Le cadre thérapeutique est un espace-temps sécurisé, bienveillant, confidentiel.
Tout peut y être dit, entendu, les mots, les silences, les émotions, les douleurs
Ce cadre participe à rendre audible votre vécu , à valoriser votre voix, à faire entendre votre parole. Il vous est réservé le temps de votre séance.
La limite temporelle de la séance et le paiement garantissent également la particularité de ce cadre.

Pour que cet espace vous convienne, il est important de vous sentir en confiance avec le thérapeute. En confiance avec son accompagnement. Il est important de vous sentir entendu dans votre questionnement, dans ce qui vous est propre.

Car ainsi que l’écrit Arnaud Desjardins plus haut, il n’y a pas de généralité humaine;  » chaque être » a besoin d’être reconnu dans ses spécificités, son histoire, ses questions, ses blessures.

Faire une thérapie:

Le premier pas est la prise de conscience de votre besoin d’aide.
Le deuxième pas est la prise de conscience de votre besoin d’un autre pour vous aider.
Le troisième pas est la prise de conscience que vous ne trouvez pas cette aide auprès de votre entourage.
Le quatrième pas est la décision de faire appel à un professionnel, de le chercher, de le trouver, de le « tester ».
A cette étape, gardez courage, il se peut que vous ayez besoin de rencontrer 1, 2 ou 3 thérapeutes avant de vous sentir en confiance avec l’un d’eux.

Vous avez trouvé le bon thérapeute:

Le voyage de la vie continue, et le temps qui vous est nécessaire, vous n’êtes plus seul, mais accompagné, soutenu.
Par le phénomène du transfert, celui de la projection, vous pourrez visiter d’une nouvelle façon les relations qui vous ont construit, et celles que vous vivez actuellement.
Vous avez un vis-à-vis, un autre, face à vous et à vos côtés.
La thérapie vous appartient, au sens où c’est ce que vous apporterez de séance en séance, à votre rythme, qui donnera des réponses à vos questions et mettra de la lumière sur les profondeurs intimes.

Ainsi, faire une thérapie, aller en thérapie, être en thérapie signifie que vous avez décidé d’enclencher un nouveau mouvement, que vous prenez part activement à un processus , motivé par le désir de vivre mieux votre vie.

Jour après jour, au gré de votre propre temporalité, cet engagement à votre égard vous permettra de mieux naviguer, par temps calme et par grosses tempêtes…

De prise de conscience en prise de conscience, la thérapie va vous permettre de mieux vous connaître, de mieux vous comprendre. De mieux vous aimer aussi.
D’aborder la vie, vos relations, vos différentes activités en accord avec vous-même, avec de plus en plus de confiance et de paix.

Et après, et maintenant ?

La pyramide d’A. Maslow, ou la pyramide des besoins

J’ai créé ce site pendant le confinement. Il m’était alors apparu comme une urgence de proposer des pistes d’exploration pour déployer un espace de liberté physique et mentale.
La curiosité, la découverte, une pratique, la création… devenant, en cette période si particulière, de puissantes alliées pour rester amples, ouverts dans notre humanité.

Et maintenant, et aujourd’hui ?

Le monde entier a été confiné. Situation inédite !

Pendant deux mois, le monde a été à l’arrêt, dans le bouleversement de ses habitudes, de ses acquis, de ses certitudes… Ou au contraire par exemple, dans le domaine de la santé hospitalière, dans une frénésie et un stress provoqués par l’activité accrue.

Le déconfinement qui a suivi n’a pas été simple pour beaucoup d’entre nous. Les mesures « barrière », un possible reconfinement, le port du masque, un avenir concrètement incertain sont de nouvelles donnes que notre psychisme apprivoise, intègre peu à peu.

La pyramide des besoins d’A. Maslow qui a été décriée, notamment à cause de sa hiérarchisation pyramidale des besoins, revient subitement au devant de la scène.

D’abord, répondons à nos besoins physiologiques, manger, boire, dormir, respirer, éliminer… (achats compulsifs de farine, d’eau et de papier toilette exacerbés pendant le confinement…).

Puis, à nos besoins de sécurité, d’environnement stable ( petits déplacements, une heure maximum, correspondant à des trajets de première nécessité, télétravail, pas d’école ou en petits groupes etc …).

Ensuite, répondons à nos besoins d’appartenance et d’amour… Mes proches, ma priorité !… Maintenir le lien avec les autres aimés, indispensables, coûte que coûte…( explosion des relations virtuelles pour contrecarrer l’absence physique ).

Enfin, occupons-nous de nos besoins d’estime …Confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres. Et, du besoin d’accomplissement de soi.

L’être humain menacé par une pandémie revient effectivement à ses besoins premiers tels que Maslow les avait organisés.
Mais dans toute situation extrême, inédite, nous avons également besoin du fond de notre coeur, pour notre survie intime de créer, de nous dépasser, de garder des rendez-vous avec nous-même et avec les autres afin de maintenir un équilibre intérieur.
Et ceci, non en dernier, non en haut de la pyramide, mais en même temps que les autres besoins !

La Terre tourne; chaque matin le soleil se lève, puis se couche à la fin de la journée, le ciel si vaste et étoilé en ces nuits d’été nous berce et nous invite à nous rappeler toujours notre place dans cet infiniment grand et dans l’histoire de notre évolution.

Aussi, pour continuer à vous accompagner, en plus de quelques articles, reprendrai-je bientôt les audios, comme autant de bulles d’air, de friandises, d’évasions sonores et musicales, de leçons simples pour le mouvement… Je vous souhaite de bien continuer à profiter de l’ été, saison du Coeur et de la croissance en médecine traditionnelle chinoise…

Temps machine ou temps humain ?

Que signifient pour vous ces expressions :

– aller à son rythme
– trouver sa vitesse de croisière
– prendre son temps
– s’écouter … ?

Quand vous conduisez, si vous êtes conducteur, et même si vous êtes passager d’un véhicule, vous savez à quelle vitesse vous roulez.
La vitesse est chiffrée, concrète. Elle est également réglementée. Vous pouvez ou non la respecter, selon votre humeur, la situation, l’attention que vous portez à votre conduite …
Vous disposez, dans le cas de cet exemple, de repères très précis pour mesurer la vitesse.

Dans le cas d’objets domestiques, la plupart fonctionnent dans l’instantanéité. Vous appuyez sur un bouton, et hop, ça marche!
Si ça ne marche pas immédiatement, nous sommes vite agacés, n’est-ce-pas ?
Parfois, nous attendons aussi cela de nous-même, de « marcher » tout de suite, d’être en état de « marche » dans l’instant.
Comme s’il existait un bouton magique « ON « chez les humains…
Ignorant la vitesse de notre temps psychique… Et ce temps-là est bien plus lent que le temps d’une machine. Beaucoup plus riche aussi.
Est-ce que cela aurait plus de sens de marcher vraiment, et d’entendre de nous-même l’état de notre réelle disponibilité psychique ?

Lorsqu’un appareil ne fonctionne plus ou mal, quelles sont les options ?
La réparation, la déchèterie, l’oubli dans un coin ? … Je m’en occuperai plus tard…. Avant cela, comment est-ce que nous entretenons nos objets ?

Qu’en est-il pour l’être humain ?
Est-ce que nous oublions notre humanité, parfois, dans un coin ?
Que faisons-nous pour nous entretenir ? « Entretenir » signifie-t-il la même chose pour une machine que pour un Homme ?

Je pose la question autrement:
– vous arrive-t-il de vous traiter comme si vous étiez une machine ?
– quand vous sentez-vous pleinement humain, vous-même ?

Fermez les yeux… Imaginez la Terre… le globe terrestre, avec ses mers, ses océans, ses continents… La planète bleue, verte aussi, terreuse, sablonneuse… pleine de lumières… Comme une mappemonde éclairée posée sur le bureau d’un enfant, mais en plus grand, plus haut…
Maintenant imaginez-vous…là, maintenant, tel que vous êtes, dans vos habits, avec vos chaussures, ou pieds nus…et transportez-vous sur la Terre, cette grande et ronde Terre que vous imaginez.
Vous êtes debout, sur Terre, en imagination…
Commencez à marcher, vous savez, un pas devant l’autre, puis un nouveau pas devant l’autre…
Et observez… quelle est votre vitesse… comment se déroule votre mouvement … Prenez votre temps, respirez…inspirez…expirez… quel est votre rythme intérieur … qui vous permettrait de faire le tour de la Terre sans effort…
Vous êtes en train de marcher sur la Terre… c’est
une promenade… observez vos sensations… l’air que vous respirez et qui caresse votre peau… les parfums… vos muscles qui se réveillent, vos articulations qui se délient…l’expression de votre visage…le vide qui commence à se faire dans votre tête…
Peu à peu, vous entrez dans votre rythme…C’est votre rythme Ressource. Celui où vous vous sentez à votre place, bien dans vos baskets. Là, vous avez de la force, de la justesse, de la plénitude …Vous êtes vous-même dans toute votre unité, dans votre entièreté…

Tranquillement, en gardant cette harmonie en vous, laissez doucement l’image de cette Terre s’éloigner … Elle devient de plus en plus lointaine… Laissez ce petit voyage fondre dans votre mémoire…Revenez progressivement ici et maintenant. Sentez vos appuis, les contacts de votre corps avec le sol, la chaise, votre environnement…
Regardez autour de vous, avec vos yeux, votre tête…

Maintenant, je vais vous confier un secret…Chut, je vous le dis tout doucement dans le creux de l’oreille, je le murmure dans un souffle…Vous êtes sur Terre et vous marchez…Marchez pour de vrai, le plus souvent possible. Sentez ainsi la Terre-terre sous vos pieds.
C’est un secret bien particulier car il est partagé par absolument toute l’humanité …